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Libération

Quand les banques brouillent les cartes des vacanciers

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Publié le 18/02/2004 à 23h09

Avant de partir en voyage, vous avez pris soin de vérifier le plafond de dépenses autorisé par votre banque pour votre carte bancaire (par exemple : 2 400 euros). Vous êtes en Espagne. Le dernier jour, vous craquez pour une petite folie : un bracelet en or à 400 euros. Vous tendez votre carte au bijoutier : elle ne fonctionne pas. Rien à faire. Votre banque refuse d'envoyer l'autorisation de transaction. Le commerçant est désolé, aussi énervé que vous. N'ayant évidemment pas une telle somme en liquide dans votre portefeuille, vous vous résignez à quitter l'Espagne sans comprendre ce qui vous arrive et avec le désagréable sentiment qu'on vous a pris pour un voleur.

Demande suspecte. Face à l'augmentation importante de la fraude à la carte bancaire, en particulier à l'étranger, les banques françaises ont mis en place depuis un ou deux ans, dans le plus grand secret, un système informatique de filtrage des autorisations de paiement. Dès qu'une demande apparaît «suspecte» à l'ordinateur de la banque, elle est automatiquement bloquée. Malheureusement, ce système n'étant pas très fiable, de nombreux porteurs parfaitement honnêtes se retrouvent coincés à l'étranger avec une carte inopérante.

Quels sont les différents paramètres introduits dans les ordinateurs qui leur permettent de décider si une carte est suspecte ou non ? Ils sont très nombreux, et chaque banque les choisit en fonction de sa clientèle. Le seul fait que la transaction se fasse d'Espagne ou d'Italie, notamment, provo

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