Ceux qui passent le permis de conduire aujourd'hui et demain sont les derniers veinards. A condition qu'ils réussissent. Car, s'ils échouent, leur prochaine tentative se fera sous l'ère du permis probatoire, auto et moto : ce nouvel outil, qui entre en vigueur le 1er mars, vise à responsabiliser, notamment, les jeunes conducteurs. Les 18-24 ans, majoritaires parmi les novices du volant, représentent en effet un quart des victimes des accidents de la route.
Moins 6 points. En lieu et place du capital des 12 points habituels, le permis probatoire n'en offre plus que six pendant trois ans (deux en cas de conduite accompagnée au préalable). Une longue période qui concerne les nouveaux motards et automobilistes, mais aussi tous les conducteurs qui auraient perdu leurs 12 points initiaux.
Ceux qui obtiendront leur permis après le 1er mars n'ont pas intérêt à boire le verre de trop pour le fêter. A lui seul, l'alcool au volant (quel que soit l'excès) engendrera en effet la perte des 6 points. Envolé le passeport rose... La conséquence est d'ailleurs identique si la perte des 6 points se fait en plusieurs fois à la suite de dérapages moins graves (stop grillé ou conversation au portable, lire ci-dessous) : non seulement le chauffard est privé de permis pendant six mois, mais il devra ensuite repasser ses examens du code et de la conduite.
Un bien précieux. S'il ne perd «que» 3 à 5 points, le conducteur sera prié de suivre un stage de sensibilisation à la sécurité routière. Et même s'il




