Menu
Libération

Un petit clic qui mérite des claques

Réservé aux abonnés

Publié le 30/03/2004 à 0h00

Après le «Devine d'où je t'appelle?», voici le «Regarde d'où je t'appelle». Le SMS (message écrit envoyé d'un portable à un autre) ne se démode pas. Mais, depuis quelques mois, il côtoie le MMS, le Media System Service, qui permet de prendre une photo avec son téléphone portable et de l'envoyer immédiatement vers un autre téléphone ou sur Internet. Apparemment ludique, ce gadget ne va pourtant pas sans abus. Le «Regarde d'où je t'appelle» peut en effet se muer en «Regarde ce que je mate».

Voyeurisme. Bien sûr, le risque est limité. La Cnil (Commission nationale informatique et libertés) ne mentionne pour l'instant aucune plainte en France. Dans les salles de concerts, quand les photos sont interdites, ils sont pourtant déjà des dizaines à se servir de leur nouvel appareil ni vu ni connu. Mais c'est surtout à l'étranger que l'usage fait polémique. En Italie, la Commission de la protection des données a rappelé que les photos ne peuvent servir qu'à un usage privé: publier une photo sur Internet nécessite l'accord de l'intéressé. L'Italie craint tellement les voyeuristes que ses clubs de gym ont interdit l'usage de ces portables.

En Grande-Bretagne, ce sont les pédophiles que l'on redoute: les centres de loisirs pour enfants de Bolton (banlieue de Manchester) ont interdit les téléphones-photo dans leurs vestiaires et dans leurs douches. En Australie, les appareils ne risquent plus de prendre l'eau: plus de 300 piscines en ont préventivement interdit l'usage. A Edimbourg (Ecosse),

Dans la même rubrique