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Il est frais, mon poisson d'avril !

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Folklore. L'origine de ce jour de fête remonte officiellement au XVIe siècle. Mais sous les Grecs, on célébrait déjà le dieu du rire.

Publié le 01/04/2004 à 0h03, mis à jour le 01/04/2004 à 0h03

C'est une vieille histoire. Drôle et immémoriale. Pas une histoire à se tordre, à pouffer pendant des heures. Encore moins à répéter le lendemain à un ami blagueur. Non, c'est l'histoire d'un jour, un seul: le 1er avril. Une petite farce qui amuse, fait sourire. Sans prétention mais qui se perpétue, sans qu'on sache pourquoi.

Les plus courtes ne sont pas toujours les meilleures. Celle-ci dure depuis des siècles et on continue de se la raconter. En tout cas, de s'en souvenir. Le 1er avril, c'est un professeur qui se retourne et un poisson qu'on lui colle dans le dos. Une rumeur, lancée avec aplomb, en espérant que l'autre ait oublié la date du jour. Une journée spéciale où l'on se méfie et où l'on se confirme deux fois les rendez-vous qu'on prend.

Il fut des temps plus cruels. Aux XVIIIe et XIXe siècles, il ne faisait pas bon être l'idiot du village ce jour-là. «Les victimes étaient des personnes à la naïveté évidente qui faisait la joie des plaisantins, raconte l'ethnologue François Pigelet. On leur demandait de trouver un filet sans mailles ou une passoire sans trou. S'ils échouaient, on les menaçait de les cuire à la poêle, comme des poissons frits.»

Auteur latin. Mais pourquoi le 1er avril? La raison s'échappe comme un poisson. «C'est toujours pareil pour les fêtes du folklore, explique François Pigelet. L'origine se perd car on ne dispose que de peu d'écrits.» L'explication la plus courante fait remonter la tradition au XVIe siècle. En 1564, Charles IX déci

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