A la récré, le duo Coca-Mars et ses quelque 500 calories ne seront bientôt plus qu'un lointain souvenir. Hier, à l'heure du goûter, les députés ont adopté un amendement déposé par Yves Bur (UMP, Bas-Rhin) qui interdit «les distributeurs automatiques de confiseries et de sodas dans les établissements scolaires». Objectif : enrayer par tous les moyens l'obésité chez les jeunes en France. «Nous avons du souci à nous faire, commente Xavier Pommereau, pédopsychiatre au CHU de Bordeaux. Un ado américain sur quatre est en surpoids ou obèse. Chez nous, ils sont maintenant un sur sept, ça commence à sentir le roussi.»
Après avoir remis en cause la collation de 10 heures dans les écoles (Libération du 4 mars), ce sont donc maintenant les collèges et les lycées qui sont visés. Presque tous les établissements de plus de 400 élèves seraient équipés de ces appareils. «Ces distributeurs permettent aux chefs d'établissement d'avoir des fonds pour acheter ce que l'administration ne leur permet pas toujours de payer, explique Xavier Pommereau. En échange d'une petite somme de trois francs six sous, les grandes firmes installent dans les couloirs un appareil rempli de sodas, de viennoiseries et de sucreries.» Sur lesquels les ados se ruent à chaque intercours. «Du coup, lorsqu'on leur propose des carottes râpées à la cantine, ils n'ont plus faim», continue-t-il. D'où déséquilibre alimentaire, prise de poids, conséquences psychologiques et spirale infernale. L'obésité des jeunes s'expliquant pri




