Avis à tous les possesseurs de cartes pirates Noos : le câblo-opérateur sonne la fin de la récré. Confronté à un phénomène qui touche près de 10 % de ses 450 000 abonnés et lui coûte au moins 10 millions d'euros chaque année, le numéro 1 du câble en France vient de lancer une vaste campagne pour en finir avec les cartes à puce trafiquées.
L'offensive, qui touchera d'abord Paris, puis les régions, se déroulera en trois temps : communication, détection, neutralisation. La semaine dernière, Noos a d'abord brisé un tabou en lâchant un chiffre : dans Paris intra-muros, plus de 20 000 cartes non officielles, achetées sous le manteau entre 50 et 100 euros, seraient en circulation. Elles permettent aux abonnés, quel que soit leur forfait, d'accéder en permanence à toutes les chaînes, y compris Canal + et les chaînes en paiement à la séance.
Signal. Depuis lundi, des spots radio et le site Internet de Noos préviennent tous les fraudeurs de l'imminence d'une opération de blocage. L'opérateur s'apprête à envoyer un signal qui détectera et marquera tous les décodeurs fonctionnant avec une carte bidouillée. Ne restera plus qu'à émettre un nouveau signal pour les verrouiller. «Pour éviter tout désagrément», il recommande donc «à ces utilisateurs de fausses cartes de les retirer immédiatement du décodeur et de ne plus prendre le risque de les réutiliser parce qu'elles seront repérées.» Le risque, c'est celui de voir apparaître d'ici à la fin du mois un écran noir en lieu et place des canaux




