Que sont devenus décrets et arrêtés qui prévoyaient d'autoriser l'interruption volontaire de grossesse (IVG) médicamenteuse à domicile ? L'Association nationale des centres d'interruption de grossesse et de contraception, la Coordination des associations pour le droit à l'avortement et à la contraception et le Mouvement français pour le planning familial croient pourtant savoir qu'ils sont prêts, «mais nous attendons toujours publication au Journal officiel». Depuis que la loi du 4 juillet 2001 a été votée.
Ils pourraient permettre aux femmes enceintes de moins de cinq semaines d'avorter chez elles sous contrôle médical. Sans avoir à passer par l'hôpital, sans attendre plusieurs semaines un rendez-vous et sans risquer d'être hors délai faute de place dans les établissements hospitaliers. Les associations reprochent surtout au gouvernement de faire «obstacle par son inertie à l'application de la loi» et de remettre «ainsi en cause l'exercice du droit à l'avortement». Alors certains médecins ont décidé de passer outre.
Pour que les femmes qui le désirent souhaitent avorter à domicile, ils «sortiront la mifégyne (l'ex RU486, délivré uniquement par les pharmacies des établissements hospitaliers, ndlr) des hôpitaux» et la fourniront aux médecins de ville prêts à s'engager. «C'est très risqué au plan légal», admet Marie-Laure Brival, obstétricienne. Mais les associations espèrent ainsi mobiliser les médecins et faire pression sur le ministre. Car «l'IVG va de plus en plus mal dans n




