Le balophile (de BAL, abréviation de boîte aux lettres) est une espèce beaucoup plus courante qu'on ne le croit. Cet individu qui se réjouit tous les jours de recevoir des paperasses publicitaires dans sa boîte aux lettres serait même majoritaire dans la population. Selon une étude de la Sofres, 90 % des Français ne dédaignent pas la lecture du prospectus publicitaire. Soit que ça leur fasse passer le temps. Soit qu'ils y trouvent matière à informations utiles. Certains s'en servent en effet pour comparer les prix, d'autres découpent les coupons de réductions sur tel ou tel produit... Mais il y a les autres, les balophobes, qui ne supportent pas de voir leur «vrai» courrier mélangé aux offres de pizza à domicile, aux mille propositions de plombier minute, électricien volant... ou catalogues de grandes surfaces.
Papivore. Les corbeilles posées dans les halls d'entrée d'immeuble en font foi : elles sont remplies d'imprimés de toutes sortes et parfois aussi... de cartes postales ou de lettres recommandées que les allergiques ont jetées avec le tas. Et ceux là, hier, ont marqué un point contre les balophiles. Serge Lepeltier, le nouveau ministre de l'Environnement, a profité de la Semaine du développement durable pour s'en prendre aux débordements du marketing publicitaire papivore. Et de brandir une petite étiquette vert et blanc que les Français pourront coller sur leur boîte aux lettres : «L'abus de prospectus est dangereux pour ma planète... Merci d'épargner ma boîte aux lett




