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Libération

Voyager avec l'agence sans risque

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Publié le 22/06/2004 à 1h10

Le tapis roulant est désespérément vide : votre valise s'est égarée. Mais pas de panique, même à l'autre bout du monde, vous trouverez des sous-vêtements et une brosse à dents. Et avec un peu de détermination, vous pourrez peut-être même vous faire indemniser. Pour le savoir, pas besoin d'engager un avocat. L'un d'entre eux a mâché le travail. Dans le Guide pratique des droits du voyageur, Cyril Gory explique avec force détails comment surmonter les obstacles qui contrarient les congés.

L'avion est à l'heure. Il part. Mais sans vous. «Surbooking», informe une hôtesse sans remords. Rien à faire : la pratique est autorisée par un règlement européen. Une indemnité est toutefois prévue, qui varie selon le nombre de kilomètres à parcourir. 150 euros si la distance est inférieure à 3 500 km. 300 euros si elle lui est supérieure. Auxquels s'ajoutent un coup de fil, un repas et un hébergement si nécessaire. Voilà pour les vols traditionnels. Pour les charters, en revanche, aucune indemnité minimale n'est prévue. C'est au voyageur de prouver le préjudice subi devant un tribunal.

N'oubliez pas ce guide en sortant de l'avion, il risque encore de vous servir. Si l'imprenable vue sur mer se révèle n'être qu'une vue de l'esprit, l'annulation du contrat est envisageable. Et s'il est possible de la voir mais pas de s'y baigner pour cause de mousson, le voyagiste est responsable : il n'aurait pas dû promettre un séjour balnéaire. Responsable toujours, le voyagiste qui n'a pas cherché de soluti

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