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Libération

Serviette non comprise

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Publié le 16/07/2004 à 1h28

Dans la série Friends, Rachel meurt de honte quand Ross fait son shopping dans le chariot de la femme de chambre. Le Français «moyen», lui, est loin d'être traumatisé par le vol dans les hôtels. A en croire les hôteliers, il apprécie même plutôt ce sport. Et varie les plaisirs. Les cendriers du Ritz ont désormais moins la cote que les télécommandes universelles de télé. Dans un grand hôtel parisien, une petite note scotchée sur la table de nuit prévient tous ceux qui seraient tentés : elles ne sont pas compatibles avec les autres téléviseurs. Certains établissements ont préféré la méthode forte. «On accroche tout ce qu'on peut, mais c'est affligeant. Une dame, apparemment très correcte, a encore essayé d'arracher le sèche-cheveux mural la semaine dernière», explique sans sourire une réceptionniste. Quand il existe une porte de sortie à l'abri des regards, ce sont même les téléviseurs et les tables de nuit qui disparaissent.

«Souvenir». Les clients sont-ils tous des kleptos dans l'âme ? Pour Roland Heguy, vice-président de l'Union des métiers de l'industrie hôtelière et propriétaire d'établissements trois et quatre étoiles à Biarritz, la clientèle a changé depuis le début des années 90 : «Tout est bon pour fidéliser le client et lui plaire. Du coup, il perd très vite la notion de ce qui lui appartient... ou pas.» Pour une majorité d'entre eux, glisser le drap de bain dans la valise n'est d'ailleurs pas vraiment du vol. Interrogée à la sortie d'un quatre-étoiles, Sylvie, 40 ans

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