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Libération

Aventuriers de la ciste perdue

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Publié le 11/08/2004 à 1h44

Il faut d'abord se rendre sur un site Internet (1). Sélectionner sur la page d'accueil une des 3 000 petites boîtes en plastique représentées et classées par département. Puis attendre. Quelques secondes à peine. Avant de recevoir l'énigme par e-mail. Elle peut être codée, littéraire ou historique. Celle-ci déchiffrée, ce qui peut prendre du temps, il faut se rendre sur place. Et chercher la «ciste». Dans la Grèce antique, ce terme désignait un coffret pour les offrandes aux dieux. Une fois celle-ci «décapsulée» il faut prendre un objet à l'intérieur, l'échanger avec un autre que l'on aura préalablement apporté. Et replacer le tout à l'endroit où il était. Mais attention. Il s'agit d'être discret. Personne ne doit remarquer la manoeuvre. Au risque de tout faire rater. Puis on repart comme si de rien n'était. Arrivé chez soi, on signale sur le site la nature de la transaction. Et le tour est joué.

A l'origine, il y a le geocaching américain. Un jeu de piste qui consiste à trouver, grâce à un GPS, un conteneur rempli d'objets . «On a voulu adapter ce jeu en France mais en remplaçant le GPS par des énigmes», explique Philippe d'Euck, créateur des cistes avec Max Valentin, célèbre organisateur de chasses au trésor ludiques (2). En septembre 2002, ils créent leur site. L'accès est gratuit. Et le succès immédiat. Aujourd'hui, il existe même un forum (newforez) et un webzine (monglane). Et plus d'un millier de joueurs inscrits.

Tourisme. Boudicca (3), 47 ans, vit dans l'Essonne. C'es

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