Trois quarts d'heure, une heure, parfois plus : certains locataires prennent leur temps pour choisir celui ou celle qui aura bientôt l'honneur de les croiser en caleçon et chaussettes trouées. Après avoir reçu une cinquantaine d'appels téléphoniques suite à leur annonce, Mathilde, son copain Adrien et son ex Joachim ont rencontré une trentaine de candidats désireux de s'installer dans leur maison du bonheur à Barbès (Paris XVIIIe). Après un premier entretien, trois d'entre eux ont été convoqués une seconde fois. «On avait deux places libres. On cherchait des gens qui nous plaisaient, avec qui on voulait vivre, explique Mathilde. Pas des étudiants qui choisissent la vie en commun uniquement pour payer moins cher.» Ici, ni questionnaire ni QCM. «On s'en fout de savoir s'ils fument, à quelle heure ils se réveillent et combien de temps ils restent dans la salle de bains, explique cette jeune prof d'histoire. Du moment qu'ils sont propres...» Les questions portent plutôt sur le parcours des candidats, leurs goûts culturels : lecture de journaux, de romans, fréquentation des cinémas : «On a exclu un promoteur immobilier qui avait l'air sympa mais qui lisait le Figaro, les Echos et Mauriac. Un autre nous a dit qu'il aimait le clubbing, c'était pas possible. Mais en fait le critère number one, c'était de se marrer. On leur demandait de nous raconter leur vie et, si on passait un bon moment, on les retenait.» Candy a menti. Mathilde s'est aperçue qu'elle ne lisait pas, ou si peu. «Ma
«Premier critère, se marrer»
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Chez ces colocataires, fumer ou pas n'est pas le plus important.
Publié le 04/09/2004 à 2h00
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