De nos jours, on peut rencontrer un robot fortuitement. Quelques badauds en ont fait samedi l'étrange expérience. Entrés par curiosité dans le magasin Robopolis (1), ils ont découvert le nouveau modèle Aibo de Sony, ce petit chien-robot qui se veut de plus en plus chien et de moins en moins robot. Quelques passionnés, accroupis ou en tailleur, auscultaient la bête, la caressaient, lui donnaient des ordres. Magnétisés par ce joujou à 2 000 euros.
Vexé par la fessée. Il faut dire que la chose surprend. Plus ronde et plus fluide que ses prédécesseurs, elle sait jouer à la baballe, chercher son os, prendre des photos ou encore servir d'alarme. Le dernier Aibo reconnaît aussi le visage et la voix de son maître, et lui montre ses «émotions». Qu'on le caresse, et de petits signaux verts apparaîtront, preuve de son contentement. Qu'on lui donne «une tape sur les fesses», ou plutôt qu'on frotte un bouton sur son dos, et il montre son agacement d'un ronchonnement et par de petits voyants rouges. «Vexé» par la fessée, Aibo snobe les ordres de l'«éleveur» (le vendeur), qui lui martèle «Let's Dance» sur tous les tons. La bête se rebellerait-elle déjà ? «C'est tout son charme», explique le directeur de Robopolis, seule boutique en Europe totalement consacrée aux robots. «Il n'est pas prévisible, il a son caractère.»
Grâce à quinze cartes multifonctions, on peut forcer Aibo quand il est réticent. Il finit donc par se déboîter sur un hit de James Brown. Plus «machine» que «sex», mais alimenta




