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Libération

Les blagues préfèrent toujours les blondes

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Publié le 16/10/2004 à 2h36

Une dizaine d'années après leur explosion, pourquoi les blagues sur les blondes perdurent-elles ? Pour leur laisser le temps de les comprendre, entend-on s'esclaffer les amateurs de ces histoires répétitives, prévisibles et dévoreuses de boîtes d'e-mails. Fort bien. Mais après ? Que se cache-t-il derrière cet humour de gros lourds ? Les «Monsieur et Madame ont un fils» n'ont tenu qu'une génération. Les «Ta mère en string à Babylone» peuvent aller se rhabiller. Même les Belges sont laissés à leurs frites. Les blondes, elles, prospèrent.

Du Web à la télé

Depuis la rentrée, Canal + offre quotidiennement la Minute de la Blonde à une heure de grande écoute : une comédienne y réalise des interviews aussi idiotes qu'imaginaires. France 2 a cru bon de s'y mettre aussi avec Samantha, qui met en scène deux hommes déguisés en peroxydées. L'humoriste Claire Gérard a déjà attiré 25 000 spectateurs à son spectacle Blonde mais pas trop. Même la pub a exploité le filon : les Pages jaunes se sont servies du cliché pour un de leurs spots. A croire que le sujet n'est pas éculé, bien que très largement entamé : il y a cinq ans, l'animateur Arthur sortait déjà un recueil sur le thème, suivi par le film Bimboland.

Le phénomène ne touche pas que la France. Mais quand l'Italie diversifie ses sarcasmes en s'en prenant à la bêtise du footballeur Totti, quand l'Allemagne passe ses nerfs sur son chancelier Gerhard Schröder, l'Hexagone fait une fixette. Sur le Web français, l'association des mots «blonde»

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