Quels sont les médicaments les plus nuls de l'année ? Les meilleurs, les plus innovants, les plus pratiques ? La revue indépendante pharmaceutique Prescrire a annoncé hier les résultats de son palmarès 2004. Présentation non exhaustive (1).
Le fiasco de l'année
Le grand perdant est le Vioxx (Merck). L'anti-inflammatoire supposé «révolutionnaire», chargé de soulager les douleurs arthritiques sans trouer l'estomac, a été retiré par le fabricant en 2004. Cinq ans après son lancement. Et après avoir provoqué chez quelques dizaines de milliers de patients des accidents graves ou mortels. Prescrire veut faire du Vioxx l'exemple à ne surtout pas suivre.
«Il faut que les critères d'octroi des autorisations de mise sur le marché évoluent, propose Bruno Toussaint, directeur de la rédaction. Rendre publiques les données de pharmacovigilance, exiger des preuves de progrès thérapeutiques...» Il demande aux soignants de s'organiser pour être formés sans le soutien financier des labos. Il demande aux patients d'opter pour «des professionnels de santé qui choisissent une formation indépendante», de «se regrouper pour exiger la transparence des agences» et les prévient que «les nouveaux médicaments exposent à davantage d'inconnues que les anciens, dont certains, très bien évalués, restent pendant très longtemps des références non dépassées».
Des emballages à revoir
La revue a analysé plus de 500 conditionnements, un critère «trop souvent négligé par les firmes et les agences du médicament», regre




