C'est selon... Succès pour les uns, échec pour les autres. Bien malin qui pourrait dire si le dispositif du médecin traitant, lancé il y a plus d'un mois, est en train de s'imposer ou pas auprès des assurés sociaux. Un dispositif qui vise officiellement à lutter contre le nomadisme médical, en obligeant tout assuré social à passer par un médecin traitant avant de se rendre chez un médecin spécialiste. A partir du 1er juillet, ceux qui voudront consulter un spécialiste sans passer par leur médecin traitant paieront le prix fort. Avec des remboursements plus faibles et des dépassements d'honoraires quasi systématiques chez les spécialistes.
Hier, le directeur de l'Union nationale des caisses d'assurance maladie (Uncam), Frédéric Van Roekeghem, a joué l'optimiste. Plus d'un million d'assurés avaient déjà renvoyé leur déclaration de choix d'un médecin traitant, a-t-il annoncé. «A ce jour, environ 1,2 million d'assurés ont renvoyé leur formulaire, ce résultat est très encourageant, il est supérieur à nos prévisions. Au rythme actuel, soit 80 000 formulaires envoyés par jour, nous devrions atteindre les 2 millions d'inscrits très prochainement», s'est-il réjoui précisant que «80 % des généralistes ont rempli au moins un formulaire. La plate-forme téléphonique de l'assurance maladie (1) reçoit environ 4 000 appels par jour mais il ne semble pas y avoir d'inquiétude particulière» de la part des assurés. A ses côtés, le ministre de la Santé, Philippe Douste-Blazy, a salué «un succès e




