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Libération

Quinze jours d'armée en échange de l'auto-école

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Une initiative militaire vise à faire obtenir permis et emploi à des jeunes.

Publié le 10/03/2005 à 0h54

Passer son permis puis se voir offrir un emploi... en échange d'une petite préparation militaire de quinze jours. C'est ce que propose l'armée de terre à 130 jeunes de l'Ile-de-France en difficulté. Une idée du général Emmanuel de Richoufftz, adjoint du gouverneur militaire de Paris, qui réchauffe le coeur de deux copines d'Etampes, Benina Cheikh et Halimé Balta. «Cela fait plus d'un an qu'on cherche un emploi. Ce n'est pas facile avec un BEP de secrétariat. Et on n'a toujours pas le permis de conduire», expliquent-elles. Ce n'est pas faute d'avoir essayé : Halimé a déjà laissé 900 euros à l'auto-école et Benina 2 000 euros ! Pour l'instant, sans succès. Cette fois, ça va être plus «carré», comme disent les militaires. «Je ne vous apporte pas votre permis de conduire sur un plateau d'argent, proclame, martial, le général. C'est un contrat donnant-donnant.»

«Notre but n'est pas de recruter. Si ces jeunes veulent s'engager, ils peuvent frapper directement à notre porte», assure l'officier. L'objectif avoué de l'opération est de maintenir le lien entre l'armée et la société civile, en particulier les catégories les plus modestes. D'où cette initiative, portée par les nouveaux «réservistes locaux à la jeunesse et la citoyenneté», dans onze communes de la banlieue parisienne. Une manière de renouer avec le temps où les appelés passaient leur permis à l'armée.

Le contrat avec ces jeunes de nationalité française consiste à financer ­ grâce au soutien d'entreprises ­ leur formation au

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