Bruxelles envoyée spéciale
Comment aider les patients VIH à supporter les contraintes des traitements antirétroviraux ? Cette question cruciale de l'observance (ou adhésion) thérapeutique a été largement débattue lors des troisièmes journées francophones VIH/sida à Bruxelles, où des équipes soignantes, venues aussi bien du CHU de Nice que de dispensaires du Burundi, ont présenté leur expérience.
Résistances. «Qui peut accepter qu'on lui dise comment il doit vivre, manger, prendre ses médicaments... pendant toute sa vie ? interroge en préambule le Pr Yves Mouton, du CHU de Lille. C'est d'une condamnation aux soins à perpétuité qu'il s'agit.» Alors, comme dans toutes les maladies chroniques, un pourcentage non négligeable de patients VIH (de l'ordre de 30 %) ne suit pas à la lettre les prescriptions. Ces problèmes d'observance sont préoccupants avec le sida car ils favorisent la survenue de résistances, donc les échecs thérapeutiques.
Au CHU de Nice, l'équipe du Pr Dellamonica a testé un programme de counselling (1) dès 1999, un an après l'arrivée des trithérapies. Car, avec ces nouveaux protocoles, naissaient des contraintes pesantes au quotidien : une kyrielle de pilules (jusqu'à une vingtaine par jour) à ingurgiter à horaires fixes, des effets secondaires multiples et gênants...
Deux groupes d'une centaine de patients chacun ont été constitués : l'un avec un suivi médical traditionnel, l'autre invité en plus à une série d'entretiens (tous les deux mois) avec des infirmières for




