A sa sortie, les gynécologues l'ont accueilli avec bienveillance et même plus. Certains le voient comme une «solution contraceptive de plus», d'autres le juge «moins contraignant». Et pourtant, un an après son lancement sur le marché français, l'anneau vaginal contraceptif Nuvaring peine à s'imposer : 20 000 utilisatrices à ce jour, soit un peu moins de 1 % de la population qui pourrait être intéressée. «Je n'ai pas l'impression que cela démarre fort, constate Guy-Marie Cousin, président du Syndicat national des gynécologues et obstétriciens de France. Je le propose aux femmes qui en ont marre de prendre la pilule tous les jours.»
Pas vraiment de risque d'oubli, car l'anneau Nuvaring est le premier contraceptif mensuel imbibé d'hormones oestroprogestatives. L'objet, de quelques centimètres de diamètre, est souple, transparent, flexible, imperceptible et aussi efficace que la pilule. C'est l'utilisatrice elle-même qui le met en place et le retire au bout de trois semaines, à date fixe. Pendant ces trois semaines, l'anneau diffuse ses hormones contraceptives de façon constante. «Il n'y a pas d'à-coup comme avec les pilules quotidiennes», note Laurence Quentel-Archier, gynécologue à Paris et membre de l'Association française pour la contraception. Ce qui pourrait diminuer certains effets secondaires comme les migraines. Au bout de trois semaines, il faut l'enlever et attendre une semaine avant d'en replacer un. Mais le laboratoire précise que, en cas d'oubli, l'anneau reste effi




