Tokyo de notre correspondant
Rambo, 13 ans, petit mâle carlin et câlin, ainsi nommé en hommage à Sylvester Stallone, salive de bonheur dans sa poussette. Après une promenade frisquette en montagne par 7 °C, non loin de Kawaba-mura, village à deux heures au nord-ouest de Tokyo, c'est l'heure de la pause dans un agréable ryokan (auberge traditionnelle). Ici, les toutous sont acceptés, sens des affaires oblige. Les Japonais étant toujours plus nombreux à adopter un chien, barrer l'entrée à l'espèce canine serait se priver d'un grand nombre de clients. La maîtresse de Rambo déborde d'attention à son égard. Le toutou trépigne dans la poussette. Sa propriétaire s'épanche sur l'amour qu'elle lui porte. D'emblée, elle évoque sa garde-robe. Pas la sienne, celle du clebs. «Rambo adore les vêtements. Il est heureux quand on l'habille.» Le chien a sur le dos un article de la dernière collection hiver du prêt-à-porter canin nippon : le hanten spécial toutou. Un hanten est un kimono d'hiver que portent les Japonais chez eux quand ça caille les habitats traditionnels étant des plus ardus à chauffer. Le Japon ami des bêtes a donc lancé sa version chien. Et sa version estivale : le yukata (fin kimono informel).
Dans un pays où la solitude a explosé avec la crise du mariage et la multiplication des divorces, le chien est le nouvel ami de l'homme. Adulé, il est chouchouté comme nulle part ailleurs. Dès l'automne, en hiver et jusqu'au printemps, difficile de ne pas croiser à Tokyo ou ailleurs u




