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La mammographie dépiste les bienfaits du numérique

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Publié le 27/04/2005 à 1h56

Numérique ou analogique ? Pour la photographie comme pour les mammographies, la question se pose de plus en plus. Du moins pour les examens de dépistage individuel ou de diagnostic, où les femmes sont libres de leur choix. Le programme national, qui s'adresse aux Françaises de 50 à 74 ans, n'est, lui, réalisé qu'avec les traditionnels appareils analogiques. De quoi troubler certaines patientes qui en participant au dépistage organisé, certes gratuit, ont l'impression d'un retour en arrière. «J'avais déjà eu deux mammographies numériques, alors quand j'ai reçu le prospectus pour le dépistage national, j'ai choisi le même centre de radiologie, raconte ainsi cette Parisienne de 53 ans. J'ai vu que ce n'était pas le même examen. Dans le programme de dépistage, c'était de l'analogique, bien que ce soit plus irradiant que le numérique et que ça ne permette pas de retravailler les images. Le médecin me l'a confirmé. D'ailleurs, même moi j'ai vu la différence de qualité.» Dépistage au rabais, comme le suggère ce témoignage ? Ou précaution de santé publique dans l'attente d'une évaluation plus complète, comme l'affirment les autorités sanitaires ?

Le point en trois questions.

Quels sont les atouts de la mammographie numérique ?

D'un côté, le numérique. Des images belles, nettes et bien contrastées, que le radiologue peut lire confortablement sur un grand écran et retravailler à volonté. De l'autre, l'argentique. Des clichés un peu grisâtres, qu'il faut regarder au négatoscope. Mais «il

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