Elle est partout cette fichue mondialisation. Suffit de sillonner les allées du hall 7, 3e niveau, de la Foire de Paris pour s'en rendre compte. On a beau être champion du concours Lépine le Nobel de l'invention domestique ou en passe de le devenir, ce n'est pas évident de résister aux délocalisations. Prenez monsieur Jacky, par exemple. Un gars bien, un papy gâteau qui, plutôt que de jouer aux boules et siroter son pastis entre adultes, pense aux générations suivantes. Il a inventé le Boul' Club. Principe : jouer à la pétanque en apprenant à compter.
Cubillon. Pour cela, monsieur Jacky a fait fabriquer des boules un peu octogonales, avec un chiffre sur chacune des faces. Y compris sur le cochonnet, rebaptisé pour l'occasion «cubillon». Du coup, ce n'est pas forcément celui qui s'est approché dudit cubillon qui gagne. Il doit en plus trouver la réponse à l'addition (ou à la multiplication pour corser, voire à la division pour bien embêter) des chiffres (celui sur sa boule et celui sur le cochonnet). Ça paraît pas : mais y en a là-dedans. Et en plus, c'est hautement technologique. Pensez : des boules qui tournent (oui, oui) bien qu'elles ne soient pas tout à fait rondes.
Monsieur Jacky a bien tenté de faire fabriquer son jeu à des entreprises françaises. Trop cher : «Elles me les faisaient à 45 euros les 6 boules plus le cochon !» Impossible à commercialiser. Du coup, M. Jacky est allé en Chine. Son Boul' Club, il peut le vendre 18 euros (prix salon: 15 euros). Ils sont for




