La date de la journée de solidarité était censée être fixée par accord collectif (de branche ou d'entreprise). Ce n'est qu'en l'absence d'accord qu'elle a été fixée au lundi de Pentecôte, date par ailleurs retenue pour l'ensemble de la fonction publique. Les syndicats, qui accusent le gouvernement de faire «supporter aux seuls salariés» les conséquences des effets de la canicule de l'été 2003 (15 000 morts), ont lancé plusieurs centaines d'appels à la grève dans le public et dans le privé. Et plus de la moitié des Français (55 %) ont annoncé, selon un sondage Ifop-Dimanche Ouest France, qu'ils ne seront pas au travail aujourd'hui, quel que soit le motif (RTT, grève). Chronique d'une pagaille annoncée.
Transports. A la RATP, trafic réduit à trois trains sur quatre sur la ligne A, deux trains sur trois sur la ligne B, quatre véhicules sur cinq pour les autobus et tramways suite au préavis de grève de la CFDT, de la CFTC, de la CGT, de FO, des Indépendants, de Sud et de l'Unsa. En régions : des préavis de grève ont été déposés dans 89 villes. Dans les airs : les appels à la grève de plusieurs syndicats des personnels navigants n'inquiètent pas Air France, qui n'attend pas de perturbation.
Ecole et université. Pagaille garantie suite aux appels à la grève des syndicats Ferc-CGT, FSU, Sgen-CFDT et Unsa-Education. D'autant que la FCPE, une des deux plus grandes fédérations de parents d'élèves, actuellement en congrès, a invité ses adhérents à ne pas envoyer leurs enfants à l'école.




