Le poisson serait-il l'avenir de la viande ? C'est ce que peuvent laisser penser les résultats d'une gigantesque étude européenne qui paraît aujourd'hui dans le Journal of National Cancer Institute. En interrogeant près de 500 000 personnes dans dix pays européens sur leurs pratiques alimentaires, les chercheurs affirment que le poisson réduit le risque de cancer colorectal. Et de façon spectaculaire. «Ceux qui en consomment 80 grammes par jour, soit environ une demi-portion, ont 40 % de risque de moins de développer ce type de cancer que ceux qui se contentent de 20 grammes de poisson quotidien», constate Françoise Clavel-Chapelon, chercheuse à l'Inserm et coauteur de l'étude. Autrement dit, il est recommandé de manger du poisson tous les deux jours. «On ne sait pas encore pourquoi le poisson protège de ce type de cancer», avoue la chercheuse. Qui évoque toutefois «les acides gras de chaîne longue, dont l'huile de poisson est riche».
Apparemment, les Français n'y sont pas allergiques, ils en consomment en moyenne 40 grammes par jour. Moitié moins que la dose recommandée pour obtenir un effet protecteur, mais plus que les Néerlandais (15 g/jour) ou que les Grecs (30 g/jour). La consommation de poisson ne semble pas liée à la longueur du littoral. Par exemple, «l'Italie a autant de côtes que l'Espagne, mais consomme moins de produits de la pêche», ajoute Françoise Clavel-Chapelon.
Toutefois, l'effet protecteur du poisson dans le cancer colorectal n'est pas la seule raison qui p




