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Libération

La chasse aux fac-similés

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Publié le 29/06/2005 à 2h47

Adieu mémoires bâclés, formules prémâchées et prose empruntée par pans entiers. Parce qu'un professeur de l'université de Savoie se plaignait de corriger de plus en plus de copies dont ses étudiants n'étaient pas les uniques auteurs, une société locale a décidé de le doter d'une arme de détection massive contre le plagiat. Nom de code de ce logiciel à utiliser directement en ligne (1) : Compilatio.

Une fois inscrit et son compte crédité (un abonnement de 9,99 euros par mois puis 0,30 euro l'analyse), l'utilisateur charge le document à contrôler. Un clic, et la machine se met au boulot. Environ deux minutes lui sont nécessaires pour interroger une batterie de sites et vérifier si des phrases ou des expressions similaires se retrouvent sur le Web. Autre possibilité, télécharger un ou plusieurs documents ­ par exemple, des mémoires ou des devoirs rendus les années précédentes ­ et demander au logiciel de comparer la copie de l'étudiant à ces textes, plutôt que de fureter un peu au hasard sur la Toile.

L'analyse terminée, un voyant vert, jaune ou rouge s'allume. Et définit le taux de plagiat, de moins de 10 % (la marge de tolérance) à plus de 30 % (signe d'une utilisation abusive du talent des autres). Surtout, ce service donne pour chaque passage douteux le lien du site où une phrase identique a été trouvée.

«Les étudiants ont toujours recopié des bouts de livre, mais on avait au moins l'assurance que ce qui était écrit avait été lu, explique Frédéric Agnès, cofondateur de la soci

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