Comment payer la cantine scolaire ou acheter une voiture d'occasion quand on est dépourvu de chéquier ? Pas de mystère, ça tourne au cauchemar pour ceux qui sont dans la panade financière. Le type même de personnes jugées pas «intéressantes» par bien des banques qui leur refusent l'ouverture d'un compte. Pareil pour ceux qui ont eu des incidents de paiements et qui, de ce fait, ont été privés de carnet de chèques. Depuis l'automne, les associations de consommateurs, relayées par les pouvoirs publics, tentent de remédier à cette «exclusion bancaire». Celle-ci concernerait 4 à 6 millions de personnes, selon l'UFC-Que Choisir.
Vendredi, les banques, réunies au ministère des Finances, ont annoncé une «gamme de moyens de paiements alternatifs» supposée permettre à tout un chacun de faire face aux dépenses de la vie quotidienne. Des mesures qui seront effectives au 1er octobre. Evidemment, pas question de chéquier, trop «pousse à la dépense», mais la possibilité de payer par virements, prélèvements ou TIP, ainsi que la mise à disposition d'une carte de paiement à autorisation systématique (la banque est interrogée à chaque transaction). Le tout facturé «3 ou 4 euros par mois selon les banques», précise la Fédération bancaire française (FBF). C'est le hic. D'abord, cela reviendra de 36 à 48 euros par an. Ensuite, chaque banque concocte son propre package : ici le droit à 10 prélèvements, là à cinq seulement ; ici pas de chèque de banque, là rarissime deux chèques par mois. On ne




