Depuis que le ministère de l'Intérieur a popularisé le «Kärcher», le service marketing et communication de l'antenne française de la société ne répond plus. Chez Kiloutou, à La Courneuve, c'est itou. Il n'y a plus d'engins jaunes à louer. Ni ceux à eau chaude (50 euros la journée), ni ceux à eau froide (36,50). Ni ceux qui servent «à nettoyer ce qui est vraiment sale, comme les garages par exemple» (dixit le vendeur), ni ceux qui servent «à simplement mouiller les terrasses» (toujours le même).
Le commis voyageur de l'Intérieur n'a pas précisé lequel des engins jaunes à lance et pistolet il recommandait quand il a proclamé : «J'ai dit et oui, je l'affirme encore aujourd'hui, il faut nettoyer certaines cités. Et quand je dis qu'il faut les nettoyer au Kärcher, cela veut dire qu'il faut les nettoyer en profondeur. D'ailleurs, depuis que j'ai dit cela, jamais nous n'avons eu autant d'adhésions à l'UMP dans ces cités.» Ni autant de Kärcher vendus ou loués.
En guise de merci, les héritiers d'Alfred Kärcher pourraient décerner un nettoyeur haute pression au ministre. Ingénieur thermicien de son état, allemand de sa nationalité, le sieur Alfred a créé sa société en 1935. Au début, il produisait et commercialisait des chaudières électriques. Illumination en 1950 : il invente le premier nettoyeur. Douze ans plus tard, il crée sa première filiale en France. Depuis, sa société propose dix-sept gammes de matériel grand public et professionnel. Un dernier conseil pour Nico : il trouvera sa




