L'épidémie s'est d'abord propagée dans la presse britannique avant de toucher deux quotidiens français (dont Libération cet été). Le virus peut aider à la sociabilité entre deux patients atteints du même mal. Ou conduire au contraire à s'isoler. En cas d'échec, il peut mettre de méchante humeur et agacer. Il est devenu incontournable, tant, en Grande-Bretagne, la compétition est intense entre journaux, aucun ne voulant laisser à l'autre un avantage ludique et commercial.
Ce nouveau virus est un jeu. Il se présente sous la forme de carré mathématique, simple, qui ne suppose pas d'avoir du vocabulaire, contrairement aux mots croisés, ni même de savoir compter, mais simplement d'être attentif et logique. C'est le sudoku.
Publication quotidienne. Reprise du carré latin d'un mathématicien suisse, Leonhard Euler, le sudoku est une grille de neuf blocs (3 x 3), comprenant chacun neuf carrés, dans lesquels sont préinscrits quelques chiffres de 1 à 9. Il faut compléter la grille, en s'assurant que chaque carré, chaque colonne verticale et chaque ligne horizontale comprend tous les chiffres de 1 à 9. Cela peut-être assez addictif.
Le jeu a connu une certaine fortune au Japon. Avant d'être développé sous forme de programme informatique par Wayne Gould, installé en Nouvelle-Zélande et ancien juge de Hongkong. Sur son site www.sudoku.com, Wayne Gould ou «pappocom» suggère aux accros d'envoyer un e-mail prérédigé en anglais à leur journal préféré afin qu'il entame lui aussi la publication qu




