«Qualité. Précision. Confidentialité. Rapidité. Kit gratuit. 280 euros», promet sur son site la société espagnole Neodiagnostica. Pour 325 euros, la firme allemande Eurodiag assure, elle, une fiabilité à «99,9999 %», une «discrétion totale» et un «résultat en cinq jours». Gentest avance, pour sa part, la «qualité suisse».
Trois exemples parmi d'autres. Il suffit de taper «test paternité» sur un moteur de recherche pour voir apparaître une myriade de sites commerciaux proposant aux particuliers d'effectuer des examens d'ADN sur des membres de leur famille, permettant d'établir des filiations. Facilement et en toute discrétion, le kit de prélèvement (lire ci-dessous) est adressé à domicile par la poste, et les clients renvoient les échantillons par la même voie.
Doutes. Un homme qui trouve que son fils ne lui ressemble guère ; une femme qui se demande qui du mari ou de l'amant est le géniteur du petit dernier ; une fille persuadée que son père juridique n'est pas son père biologique... Dans tous ces cas (1), des comparaisons d'ADN permettent de confirmer l'hypothèse avec fiabilité (proche de 99,99 %), ou au contraire de l'infirmer. Boosté par le développement d'Internet, le concept séduit, comme en témoigne la multiplication de ces sociétés en Espagne, Allemagne, Suisse, Australie, au Canada, aux Etats-Unis... La France fait exception. Les tests de filiation n'y sont autorisés que dans un cadre judiciaire, sur demande d'un juge. Ils ne peuvent être effectués que par des experts




