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Les Français se préservent... mieux.

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Publié le 10/03/2006 à 20h35

Et la santé, comment ça va ? «Plutôt mieux qu'il y a quatre ou cinq ans», a répondu hier Philippe Lamoureux, directeur général de l'Institut national de prévention et d'éducation à la santé (Inpes). Il présentait le dernier baromètre santé, le plus gros indicateur de l'état de santé des Français réalisé tous les cinq ans. En 2005, 30 000 personnes ont été interrogées par téléphone. Satisfaction, 9 sondés sur 10 se disent bien informés sur l'alcool, le tabac et le sida.

Un chapitre dépression

Pour la première fois, le baromètre consacre un chapitre à la santé mentale des Français, les plus gros consommateurs de psychotropes du monde. Il était temps. «J'ai du mal à penser que l'on peut diminuer la consommation de tabac ou d'alcool sans parler de santé mentale, les comportements à risque lui sont souvent corrélés», justifie Viviane Kovess, psychiatre à la Mutuelle générale de l'Education nationale. Résultat : 7,8 % des 15-75 ans interrogés ont connu un épisode dépressif dans l'année passée. Les plus vulnérables ? Les 35-44 ans, suivis des jeunes et des personnes âgées. «La dépression semble diminuer avec l'âge, analyse Viviane Kovess. Mais il est possible qu'au-delà de 55 ans les personnes dépressives n'apparaissent plus dans l'enquête.» Car déjà décédées ? «Il semble que les troubles anxiodépressifs soient liés à un certain nombre de maladies, dont les maladies cardio-vasculaires.» Autre hypothèse : les plus jeunes sont moins réticents à parler santé mentale. La plupart des pers

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