Où sont les femmes ? Au Salon de la maquette, dans l'immensité d'un hall que l'invasion des miniatures semble avoir rendu plus vaste encore, le visiteur a sur le petit train électrique ou le bourdonnement du biplane en plastique l'oeil et l'oreille captifs du garçon en lèche-vitrines d'avant Noël. Mais l'amour du modèle réduit est une passion d'hommes : ici, sur les épaules des grands-pères, des jambes de petit-fils, exclusivement. Au stand de statuettes des Etains du Graal, les goules «heroic fantasy» s'arrachent avec plus de ferveur que les fées Clochette. Dans l'odeur de vernis des maquettes de gréements, les «moussaillonnes» sont aussi rares que sur un bombardier. Et personne ne s'en étonne. Le train, l'avion, la voiture à construire, c'est le moteur. La figurine à peindre, c'est le guerrier. «Pour les femmes, l'art de créer avec ses mains, c'est plutôt la broderie, les canevas», explique une organisatrice. Gilles et Vincent passent leurs soirées à construire des circuits et des trains Lego tout rouges. Dans leur club, ils sont cent, «mais que trois femmes. Chez nous, pour elles, c'est plutôt atelier repassage». Marie-Hélène et Dominique sont bien là sur le stand, avec eux. En tant que «femmes de passionnés», car quand une fille est au Salon de la maquette, elle accompagne seulement. On ne croise que Marine, 19 ans, dans un espace spécial voitures télécommandées qui bruisse des sujets de discussions d'ados surexcités : gros pneus, cambouis... «Il y a un côté "t'es une na
Broderie, les filles?
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Publié le 15/04/2006 à 20h56
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