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Bougies : le coût et les odeurs

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Publié le 26/04/2006 à 21h02

Souvent, elle est toute neuve. Ou à peine entamée. Propre sur elle, en tout cas. Posée sur la table basse du salon, dans un photophore au packaging étudié. Comme une carte de visite odorante, qui attend les invités. Dans les boutiques de luxe, elle brûle toute la journée, envoûtant de son baume émollient le client de passage. Des lieux publics en commandent : la bougie Costes de l'hôtel éponyme diffuse dans tout l'hôtel et même à la piscine de chaudes et rassurantes effluves de cannelle et de bois précieux. Elles parfument, enveloppent et tranquillisent. La plus récente, la bougie BOOKS, des éditions Assouline, sent la bibliothèque, une odeur douce de poussière et de papier qui en vieillissant attrape un parfum vanillé. Certaines sont magiques : Thé Blanc, chez Mariage Frères, a capturé le parfum de la cueillette matinale des premiers bourgeons de thé, à Darjeeling (Inde). Une odeur de feuilles fraîches et mouillées, deux ans de recherche.

Pour étonner, la bougie emprunte les sentiers les plus baroques : senteur de bébé, joint de Bob Marley (Zenadora), feu de bois, cuir (Artisan Parfumeur). « Le marché de la bougie parfumée est en forte croissance, dit Frédéric Lipzic, chez Zenadora. 20 à 25% de plus par an. Au même moment, celui du parfum sature. D'où notre dynamisme ». Aujourd'hui, l'industrie du parfum pioche du côté des bougies pour renouveler son inspiration. Ainsi, Thé Vert, la première eau de parfum de Bulgari, ou Philosykos, à la figue... «En matière d'ambiance, tout

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