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Le ciel peut toujours attendre les avions avec places debout.

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Publié le 06/05/2006 à 21h08

On se souvient qu'il y a quelques années, une compagnie aérienne avait calculé qu'en enlevant une seule olive par plateau repas distribuée, elle économiserait près d'un million de dollars par an. La semaine dernière, dans la série «les présidents des compagnies aériennes jouent aux rapiats», on a bien cru que ce record de radinerie allait tomber, grâce à cette proposition d'Airbus, notée dans le New York Times du 25 avril : l'installation d'espaces «places debout» dans les avions (comme dans le bus ou le métro), pour accueillir encore plus de monde en classe économique. Soit des espaces spécifiques dans les avions, où quelques passagers se tiendraient debout, dos et jambes calés à un grand dossier vertical planté dans le sol, avec un minuscule coussin pour les fesses, et attachés à un harnais.

Trou d'air. Facile d'imaginer l'ambiance de joyeux bordel qu'aurait pu amener l'irruption de sièges verticaux dans les vols de courte durée (seule catégorie de voyages où ils auraient été acceptés) : des types qui déambulent sans arrêt dans les couloirs parce qu'ils n'ont nulle part où s'asseoir, qui trompent l'ennui en dragouillant gentiment les jolies veinardes des places assises, qui se cognent la tête et se rétament au moindre trou d'air... De réjouissants voyages en perspective. Quelle déception fut-ce donc d'apprendre que tout cela n'était qu'un pétard mouillé ! Après publication de l'article du quotidien new-yorkais, le fabricant d'avions Airbus s'est en effet fendu illico presto

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