Déambuler dans les rayons d'un magasin en vue d'un ravitaillement nécessite un gros effort de concentration et bien souvent le port de lunettes. Sur une simple barquette de blancs de poulet, une foultitude d'informations attend le consommateur un tant soit peu vigilant. Au-delà des indispensables prix, poids, date limite de consommation, s'ajoutent divers labels, logos et macarons, censés le rassurer sur l'origine géographique de la viande, sur le régime alimentaire du volatile ou ses éventuelles promenades au grand air. La vache folle et la grippe aviaire sont passées par là. L'emballement pour toutes sortes de terroirs aussi. Cette profusion d'étiquettes, qui encombrent de plus en plus les emballages, devrait a priori guider les consommateurs inquiets. «Elle ajoute surtout de la confusion», note l'UFC-Que choisir. De fait, la source ne semble jamais se tarir, puisqu'on annonce l'arrivée d'un nouveau logo, «Agriconfiance», pour la fin de l'année.
Marketing. Au beau milieu de cette jungle d'étiquetage, rappelons quelques fondamentaux. Pour faire simple, il existe prioritairement «les signes officiels de la qualité d'un produit», explique la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Ce sont les «labels», octroyés par les pouvoirs publics qui en sont propriétaires (lire ci-contre). Tout le reste relève de la démarche marketing. Et la multiplication de ces appellations non-officielles agace considérablemen




