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Libération

Bobigny colore les noces

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Publié le 24/06/2006 à 21h34

Des fauteuils «écrin d'amour» en forme de coeur, un énorme siège blanc représentant un homme à bonnet phrygien, une Marianne en cuivre tendance afro, un mur bleu-blanc-rouge, un plafond aux couleurs de l'arc-en-ciel de la Gay Pride. Au fond, des tags, des toiles et des vitrines remplies de peluches, nains de jardin, boules à neige... De quoi dérouter, dans ce lieu a priori sobre et solennel. Depuis mi-avril, la salle des mariages de Bobigny, au nord de Paris, est devenue une sorte de gigantesque oeuvre d'art. «Nous avons voulu créer un lieu qui redonne au mariage ­ cet acte républicain fort ­ son importance symbolique», explique le maire (PC) Bernard Birsinger. Précurseur, l'homme s'était notamment fait remarquer comme l'un des premiers, à la suite de Noël Mamère, à célébrer des mariages homosexuels en septembre 2004.

Avant-garde. «Tout est né d'une rencontre avec l'artiste Hervé Di Rosa, il y a quelques années», rappelle Birsinger. Artiste baroudeur, Di Rosa fut l'initiateur du mouvement «art modeste» dans les années 80. Il est aussi connu pour des commandes publiques, dans lesquelles il incorpore ce qu'il glane au cours de ses voyages. «C'est ce que nous voulions : une oeuvre à l'image de Bobigny, ville-monde fière de sa diversité», s'enthousiasme le maire. Ainsi, le Cameroun des maîtres bronziers (la Marianne) croise ici le Miami des ateliers Haligon (le mobilier) mais aussi l'Algérie, le Japon, le Togo ou l'Argentine des artistes invités par Di Rosa... Un résultat étrang

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