L'Assurance maladie part en guerre contre la iatrogénie, autrement dit les effets indésirables des médicaments. Il y a urgence. Malgré les multiples campagnes menées ces dernières années pour promouvoir un «bon usage» des molécules ; le bilan des accidents médicamenteux reste dramatique en France. Ils sont ainsi responsables de 130 000 hospitalisations par an, dont la moitié pourrait être évitée, a rappelé hier l'Assurance maladie lors d'une conférence de presse. Premières victimes de la iatrogénie : les personnes âgées. «Les effets secondaires sont deux fois plus fréquents après 65 ans qu'avant, et ils sont responsables de 10 à 20 % des hospitalisations dans cette tranche d'âge», insiste le professeur Jean Doucet, chef de service au CHU de Rouen. La vulnérabilité des seniors tient essentiellement à deux facteurs. D'abord, leur consommation élevée de pilules. «1,2 million de Français prennent plus de sept médicaments de classe différente», relève le Pr Hubert Allemand, médecin-conseil de l'Assurance maladie. Le risque d'accident médicamenteux est aussi accru par le vieillissement des organes : celui du rein qui élimine ainsi moins bien les molécules ; et celui de l'os qui se fragilise. C'est ainsi que 20 à 30 % des fractures du col du fémur sont liées directement ou indirectement à la prise de psychotropes (1), explique le Pr Doucet. La somnolence induite par ces produits augmente en effet le risque de chute et donc de fracture. Les médicaments cardio-vasculair
Quand le médicament rend malade
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Publié le 12/07/2006 à 21h56
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