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Moins de paludisme dans les bagages des Français.

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Publié le 29/08/2006 à 23h05

Ils sont touristes, voyageurs pour des motifs professionnels, militaires ou assistants techniques et surtout migrants en visite au pays. En 2004, environ 6 100 personnes revenant d'une zone d'endémie du paludisme (majoritairement l'Afrique) ont présenté un accès palustre à leur retour en France, selon une étude publiée aujourd'hui dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (1).

Arrêt prématuré. L'absence ou l'utilisation inadéquate de chimioprophylaxies (lire ci-dessous) et de mesures de protection individuelle contre les moustiques «sont encore trop fréquentes», notent Fabrice Legros et son équipe. Mais l'une des principales causes est l'arrêt prématuré des médicaments au retour.

La bonne nouvelle, c'est que ces cas de «paludisme d'importation» baissent régulièrement depuis 2001, malgré la hausse constante du nombre de voyageurs à destination de pays impaludés (plus de 3,5 millions de personnes en 2004). Toutefois, les auteurs jugent «préoccupant» que les cas survenant chez des migrants d'origine africainesoient devenus majoritaires depuis 1999, et que «le nombre d'accès graves ou de morts reste stable, principalement chez des Européens». De fait, deux tiers des cas importés sont diagnostiqués chez des migrants ­ en majorité des hommes installés en France, qui reviennent après un séjour au pays. Les voyages touristiques représentent un cas sur cinq, les séjours professionnels 6 % des cas, l'assistance technique ou militaire 6 % aussi. Quant à l

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