Des vibromasseurs en libre-service en parapharmacie. Des anneaux vibrants vendus avec des préservatifs en hypermarchés. Un gel lubrifiant qui s'affiche sur l'écran de la télé aux heures de grande écoute. Des godemichés au rayon lingerie du Printemps... Depuis peu, la quête du plaisir sexuel s'émancipe de l'univers confiné des sex-shops, et vise un public beaucoup plus varié.
Le fabricant de préservatifs Durex commercialise depuis juin trois modèles différents de vibromasseurs chez Parashop. Il ne s'est pas lancé au hasard. «Nos études de consommateurs montraient que les Français manifestaient une certaine attente, explique Emmanuel Bidault, responsable du marketing. 70 % se disaient prêts à expérimenter de nouvelles formes de sexualité, et 60 % déclaraient parler ouvertement de leurs envies et de leur plaisir.»
Cravaches. Mais si leurs langues ont commencé à se délier, les Français y ont mis le temps. Espagnols et Italiens les avaient coiffés au poteau depuis un moment, sans parler des Britanniques, qui ont toujours eu plusieurs longueurs d'avance en la matière. Outre-Manche, acheter des sex-toys est un geste banal, et personne ne s'offusque qu'une chaîne comme Ann Summers soit implantée dans l'aéroport de Luton, près de Londres, comme dans les rues commerçantes des grandes villes, exposant en vitrine menottes de soie et cravaches. Alors que seuls 14 % des Français se servaient de vibromasseurs fin 2004, Britanniques, Américains et Australiens étaient 45 % à le f




