Les patients pouvaient craindre un déremboursement total de 145 médicaments et une flambée des prix. Xavier Bertrand a opté pour des déremboursements light et une baisse des étiquettes. Hier, le ministre de la Santé a annoncé qu'il ne suivrait pas l'avis rendu la semaine dernière par la Haute Autorité de santé (HAS). «La HAS est dans son rôle quand elle regarde l'appréciation scientifique, mon rôle c'est de tenir compte de la réalité sociale», s'est-il justifié.
Pour la troisième et a priori dernière vague de réévaluation du service médical rendu (1) des médicaments remboursables, la HAS avait à examiner 238 produits. Essentiellement des vasodilatateurs artériels (prescrits pour lutter contre les déficits intellectuels liés à l'âge, ou encore contre l'artérite), mais aussi des antidiarrhéiques et des antitussifs (Libération du 17 octobre). Cet organisme indépendant a préconisé le déremboursement total de 89 d'entre eux dont le service médical rendu (SMR) est jugé insuffisant «dans toutes leurs indications». Pour 50 autres, la HAS a conseillé un déremboursement uniquement dans certaines indications.
Alternatives. Xavier Bertrand a décidé de ne pas toucher à la prise en charge de ces derniers. Quant aux 89 menacés de déremboursement total, il les a séparés en deux groupes. En ce qui concerne les vasodilatateurs (soit 48 médicaments), «pour lesquels il n'existe pas d'alternative», leur prise en charge par la Sécurité sociale à hauteur de 35 % sera con




