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Vivre nuit un peu moins mortellement à la santé

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Publié le 31/10/2006 à 23h53

Plus de 20 000 décès par an par chute, noyade, suffocation ou encore intoxication. Quoiqu'en baisse, les accidents de la vie courante tuent encore beaucoup en France, selon une enquête publiée aujourd'hui dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (1). «20 000 morts par an, c'est 2 000 de moins qu'il y a vingt ans grâce aux efforts de prévention. Mais il reste beaucoup à faire, car un tiers [de ces morts] pourraient être évitées», relève Bertrand Thélot, l'un des auteurs de l'étude, à l'Institut de veille sanitaire. De plus, les cas mortels ne sont que la partie visible de l'iceberg : 11 millions d'accidents de la vie courante (2) sont recensés chaque année, dont 4,5 millions nécessitent une consultation à l'hôpital et 500 000 une hospitalisation, selon l'épidémiologiste. Quant aux séquelles, elles sont «assez mal connues», note-t-il.

Analyse. Des chercheurs de l'Institut de veille sanitaire et de l'Inserm ont analysé les données des certificats de décès de 2000 à 2002, les dernières années disponibles. Globalement, les victimes sont surtout des personnes âgées (les trois quarts sont des plus de 65 ans), des hommes (9 412) presque aussi souvent que des femmes (10 611). Quatre régions ont un taux de mortalité plus élevé que la moyenne : Nord-Pas-de-Calais, Franche-Comté, Bretagne et Auvergne. En revanche, on meurt significativement moins d'accident de la vie courante en Ile-de-France, Aquitaine et Provence-Alpes-Côte-d'Azur.

Les chutes sont de lo

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