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Libération

Avant de prendre l'avion, l'épreuve du portillon

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Publié le 04/01/2007 à 5h16

A l'enregistrement, Paul, 13 ans, avait présenté son matériel : des pots de couleur et une figurine guerrière à peindre une fois assis dans l'avion. De quoi l'occuper pendant le vol Paris-Naples le week-end dernier. L'employé du guichet avait donné son feu vert en même temps que les cartes d'embarquement. Mais le poste de sécurité n'a rien voulu savoir. Confisqués les pots de peinture, le tube de colle et même la figurine, un soldat Warhammer, armé certes, mais façon Lilliputien. Les douaniers ont placé ce maigre butin dans une caisse mise à disposition par Aéroports de Paris (ADP). Une société de sous-traitance se chargera de détruire son contenu.

Destruction. Selon ADP, 90 % des objets voués à la destruction sont aujourd'hui «essentiellement des bouteilles d'eau et de soda ouvertes». Depuis deux mois que les nouvelles consignes de sécurité sont entrées en vigueur dans les aéroports, interdisant liquides et pâtes de plus de 100 ml en cabine, les voyageurs s'y plient bon gré mal gré. Lors de l'achat des billets, les compagnies aériennes multiplient les avertissements, sur plaquette ou par mail. Dans les aéroports, des écrans de télé rappellent le nouvel interdit. Et pendant les périodes de vacances, des employés en gilet orange remontent les queues de voyageurs à l'enregistrement et les invitent, tant qu'il est encore temps, à glisser dans leurs bagages de soute les produits désormais proscrits en cabine.

Mais il y a toujours des surprises. Comme cette femme qui découv

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