Ce n'est pas pour gâcher le plaisir. Mais s'attarder en terrasse en plein soleil, juste pour fêter la fin de l'hiver et oublier son teint blanc de poulet, sans prendre aucune précaution, c'est se faire beaucoup de bien au moral mais pas à la peau. C'est aujourd'hui la Journée nationale de dépistage des cancers de la peau. Pas du luxe : 8000 cas de mélanomes malins sont détectés chaque année, entraînant 1 500 décès. Et 200 000 cas de carcinomes (légers cancers de la peau pouvant se métastaser) sont également à déplorer.
Une campagne de sensibilisation itinérante (1) est actuellement menée par le Syndicat national des dermatologues en partenariat avec les Laboratoires Vichy, doublée d'une enquête épidémiologique. D'après les résultats de l'an passé, 63 % des Français ont un comportement dangereux face au soleil. Ce sont à 85 % des hommes, qui, d'ailleurs, présentent deux fois plus de cancers de la peau dans cette étude que les femmes. Les moins de 40 ans se protègent trop peu, tout comme les personnes à peau mate, qui s'estiment trop souvent à l'abri. Sans sombrer dans l'hypocondrie, petite mise au point pour lézarder sans (trop d') arrière-pensées.
Sans coups de soleil, jamais de cancer.
Faux. Les coups de soleil peuvent définitivement endommager la peau, mais des peaux mates qui n'ont jamais pris de coups de soleil peuvent aussi développer un cancer. Depuis quelques années, les dermatologues raisonnent en «capital soleil» : chaque exposition puise dans ce capital. Au bout d'un




