Newcastle
envoyée spéciale
Qui a dit que les Anglais étaient coincés ? Descendre Dean Street, vers les quais de la rivière Tyne, un samedi soir comme les autres, à Newcastle, est une expérience hallucinante.
«My beautiful ladette»
En grappes hurlantes, les filles descendent s'éclater, bras dessus bras dessous, dans les bars et les boîtes du centre-ville. Qu'elles soient moches, grosses, déjà vieilles, ou tout le contraire, c'est à celle qui en montrera le plus. Le short ras-des-fesses, le bustier outrageusement débordant, l'ultra-minijupe portée sur un collant résille sans pied, voire la robe en skaï noir, les hommes ne savent plus où donner des yeux, comme abasourdis de cette avalanche d'exhibitionnisme. Les chairs aspirine ne sont plus ce qu'elles étaient. Les Anglaises ont manifestement découvert les vertus des U.V. et/ou des crèmes autobronzantes qui leur permettent d'arborer des décolletés sans aucun complexe vis-à-vis des plus noires Italiennes. Quand le pavé glisse, elles s'étalent en pouffant bruyamment. Quelle que soit la météo et la température extérieure, la sandale à talon aiguille est de rigueur. Avec des strass, c'est mieux. Pour faire court, on les appelle les «ladettes» Le mot, équivalent féminin du «lad», a fait son entrée mi-2001 dans le Concise Oxford Dictionary, pour décrire toute «jeune femme se comportant de manière bruyamment démonstrative ou vulgaire et se livrant à des beuveries». Bref, le contraire d'une lady. Mais u




