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Libération

La banlieue court derrière le Vélib'

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Publié le 04/09/2007 à 9h29, mis à jour le 04/09/2007 à 9h29

La banlieue trépigne. Objet de son impatience : ce fameux système Vélib' qui permet aux Parisiens de pédaler à la ­carte, mais qui s'arrêtent aux portes de Paris, alors que les pistes cyclables, elles, continuent au-delà du périphérique. Trop injuste ? Ces der­nières semaines, le succès du Vélib' allant grandissant, la plupart des maires (plus des trois quarts) des 29 com­munes limitrophes ont fait savoir leur intérêt pour le vélo à la mairie de Paris dans l'espoir d'en profiter à leur tour. Lettres, mails, appels, communiqués de presse : à l'Hôtel de ­Ville, on croule sous les demandes. Et de Sceaux à Montreuil, en passant par Vin­cennes, Saint-Mandé, Bondy, Nanterre ou Vanves, la concertation s'organise.

«Decaux compatible». «Nous avons évoqué la question lors de la dernière conférence métropolitaine [regroupement de 40 communes d'Ile-de-France, ndlr], et nous nous sommes à nouveau réunis jeudi dernier pour proposer une réunion de toutes les villes intéressées par Vélib' pour savoir comment on peut faire», explique le maire de Montreuil, Jean-Pierre Brard. Comme ses homologues, il ne compte plus les fois où il a vu des Vélib' sur les pistes cyclables de sa commune, à des kilomètres de toute station. Cas typique : un Parisien emporté par son élan vers la banlieue. Par exemple : lors d'une balade dominicale le long du canal de l'Ourcq et qui se termine à Bobigny.

Etendre Vélib' ? «On s'est bien sûr posé la question dès le début, il était

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