Quinze ans d'attente. Trois mois de mise en service. Et déjà un léger sentiment d'agacement. Les utilisateurs du TGV Est, la ligne à grande vitesse qui relie les principales villes de l'est de la France (Metz, Strasbourg, Nancy, Reims ou Epinal) à Paris, multiplient les déconvenues. La SNCF reconnaît : «La fête a failli être gâchée par le manque de place et l'enthousiasme des nouveaux clients, explique-t-on au service communication. Mais les choses se mettent en place.» Florilège des grandes et petites plaintes du nouveau train.
Réduction. Première tracasserie, le prix. En moyenne, les billets ont encaissé une augmentation de 20 à 30 % par rapport aux tarifs pratiqués sur les trains corail. Ainsi, un voyageur qui prendrait un billet au dernier moment (parfois on ne planifie pas six mois à l'avance un déplacement) entre Paris et Strasbourg, en première classe (les places de seconde avaient été vendues par Internet des mois à l'avance), peut avoir à débourser 228 euros ! Si, si, c'est arrivé en juillet. «Avec ça, j'ai presque trois jours à Istanbul, raconte Florence. Mais je n'avais pas le choix, et les trains sont pleins.» Le voyageur, plus prudent, qui réserve à l'avance peut escompter trouver des tarifs avantageux avec une carte Enfant + ou une autre carte de réduction. Mais quand même. Le conseil économique et social régional est intervenu pour se plaindre de la politique tarifaire pratiquée par la SNCF, qualifiée de «double racket»




