Menu
Libération

L'angoisse du médecin désamorcée en vol

Réservé aux abonnés

Publié le 17/09/2007 à 9h41

Des semaines avant de prendre un avion, ils s'angoissent. Au moment de monter dans la cabine, ils sont oppressés et dans un état proche de la panique à peine l'appareil s'élance sur le tarmac. Sur les millions de passagers qu'une compagnie aérienne transporte tous les ans, quelques milliers (lire ci-dessous) vont manifester un «comportement inhabituel» à bord. Victimes de leur stress.

La peur de l'avion est d'une grande banalité. Elle peut pourtant poser problème à l'équipage. Au point que des personnels navigants commerciaux (PNC) sont venus en parler aux Entretiens de Bichat, qui viennent de s'achever à l'hôpital de la Salpêtrière, à Paris. Leur délicate mission : rappeler aux médecins -auxquels sont destinés les Entretiens - qu'il est parfois nécessaire de faire équipe pour calmer un passager que l'angoisse rend «indiscipliné». Tout en admettant que, dans ces circonstances peu banales, on peut comprendre qu'un médecin n'en mène pas large.

Code pénal.En vol, quand les PNC sonnent l'alarme - «Y a-t-il un médecin à bord ?» -, c'est qu'il y a urgence à intervenir si on veut éviter que la panique gagne l'appareil, voire oblige le commandant à un atterris­sage forcé. Certes, des gynécologues ou gastro-entérologues ont de quoi se sentir un peu moins dans le coup que des ­urgentistes, mais leur code de déontologie et le code pénal les obligent à se manifester.

A quatre pattes dans les allées de l'avion au chevet de la person

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique