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Qui n'a pas eu sa fessée ?

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Publié le 06/12/2007 à 1h53

Ils la recommandent ou la regrettent, l'assument ou préfèrent l'oublier : quoi qu'il en soit la fessée est encore beaucoup donnée en France. L'Union des familles en Europe (UFE) a interrogé trois générations sur cette pratique (précisons qu'on ne parle pas ici des expériences entre adultes). Prohibée dans certains pays comme la Suède y compris dans la sphère familiale, la fessée est (encore) tout ce qu'il y a de plus autorisée, en France. Et même banalisée, à lire les résultats de l'enquête de l'UFE (qui sera rendue publique aujourd'hui) (1). Alors que le conseil de l'Europe a lancé cet automne une vaste campagne de «tolérance zéro» contre ce qu'il appelle «les châtiments corporels», les familles n'ont aucune envie que l'Etat intervienne dans leurs façons d'éduquer leurs enfants.

Occasionnel. Presque tout le monde a reçu une fessée au moins une fois. (95 % des grands-parents, des parents et 96 % des enfants interrogés). De même, 87 % des parents, et 84 % des grands-parents en ont donné une. «Une fessée, ça échappe à tout le monde et finalement ce n'est pas si dramatique, tant que c'est occasionnel et non habituel», explique un sondé. La majorité des parents estiment que seuls eux peuvent lever la main sur leur progéniture. Ce n'est pas ce qui empêche les grands-parents d'en avoir parfois très envie. Cela démange 58 % d'entre eux (et encore davantage chez les plus âgés). Mais ils évitent de passer à l'acte.

En ce qui concerne leurs propres enfants, les gran

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