Menu
Libération

Etiquettes aux petits oignons

Réservé aux abonnés

Publié le 12/02/2008 à 2h18

On ne cesse de nous répéter que l'obésité nous menace, que le surpoids de nos enfants est alarmant et on nous implore de manger sainement. Soit. Pourtant, même avec une paire de lunettes grossissantes, un dictionnaire sous le bras et trois bonnes heures devant soi, déchiffrer les étiquettes dans les rayons des supermarchés, s'y retrouver dans la jungle des labels et déjouer les pièges des allégations commerciales vantant les vertus supposées de tel et tel produit, reste un défi pour le commun des mortels.

La Commission européenne a décidé de nous venir en aide. Elle vient de concocter près de 90 pages pour améliorer et harmoniser l'étiquetage des produits alimentaires (1). Passage en revue des principales mesures censées nous simplifier la vie.

Des mentions visibles

Trop d'information tue l'information. C'est aussi vrai des emballages modernes qui regorgent de mentions en tout genre. Problème, les plus importantes pour le consommateur sont souvent «écrites en tout petits caractères, sinon cachées ou noyés sous les slogans publicitaires», reconnaît la Commission européenne. Elle souhaite donc remettre un peu d'ordre dans l'anarchie actuelle. D'où sa mesure clé, rendre obligatoire la mention des six informations nutritionnelles essentielles : valeur énergétique, lipides dont acides gras saturés, glucides avec une référence spécifique aux sucres et teneur en sel. Le tout devant figurer à l'avant de l'emballage. Ces informations devront aussi être d'une hauteur minimale obli

Dans la même rubrique