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Les pères mutent

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Publié le 18/03/2008 à 2h44

Des pères qui rentraient tard du bureau et ne faisaient jamais faire les devoirs à leurs enfants. Des pères qui n'avaient pas le temps de les emmener à l'école le matin, ni de leur lire des histoires le soir. Des pères perdus en cuisine dès qu'il fallait cuire deux oeufs. Des pères d'autrefois. Des dinosaures comme il semble finalement en rester peu. «La paternité a muté à l'échelle d'une génération», affirme une enquête menée par le cabinet Equilibres auprès de cadres dirigeants âgés de 30 à 40 ans (1). Exit les pater familias : «Le père est devenu autonome sur l'ensemble des activités parentales et surtout avide d'échanger au quotidien avec ses enfants.» Trop beau pour être vrai ?

Epanouissement.L'étude distingue en tout cas trois profils de pères managers. Les «équilibristes» forment le gros du bataillon (52 % de l'échantillon). Particulièrement demandeurs d'aménagement de leur temps de travail, ils comptent souvent parmi les plus jeunes et sont pères d'enfants de moins de 3 ans. Ils vivent leur paternité comme un épanouissement et se prononcent pour une «déspécialisation des rôles».

Les plus convaincus sont les «égalitaires» (33 % de l'échantillon), sorte de pionniers de l'égalité hommes-femmes dans leur couple autant qu'au travail. Ceux-là seraient demandeurs d'une «révolution culturelle» au sein de l'entreprise. Ils ont identifié un certain nombre de freins qu'ils déplorent : préjugés sur le rôle d'un homme, culture de l'implication t

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