Vous prendrez bien un peu de taurine ? Il paraît que c'est «énergisant», exactement ce qui nous manque pour attaquer la semaine. Pour ceux qui aurait séché les cours de chimie, la taurine est un acide aminé et aussi l'ingrédient de base d'une boisson que son inventeur autrichien tente de faire passer pour du carburant : le Red Bull. Le genre qui se boit avant d'aller en boîte, pour tenir sur le dance floor jusqu'à l'aube. Notre modeste objectif sera de tenir une journée au bureau sans boire de café, juste ce brevage à bulles et au goût de bonbec liquide. A 11h30, on a déjà descendu la deuxième cannette. C'est le maximum recommandé sur l'emballage : ce cocktail d'acides aminés et de caféïne (70 mg) n'est pas qu'une simple limonade.
Farce. Ça vous a peut-être échappé, mais jusqu'à très récemment, cet élixir avait un petit goût d'interdit : impossible de l'acheter en France car montré du doigt par les autorités sanitaires. On en trouvait en Belgique, aux Pays-Bas ou en Angleterre. On en rapportait pour ses copains, planqué au fond de son sac. Or, depuis le 1er avril, le Red Bull est en vente dans les stations services et supermarchés de France. La farce, c'est qu'il n'y a plus de taurine dedans, le fameux acide aminé qui lui a inspiré son nom - «taureau rouge» - et son logo. Pour passer nos frontières, la recette du Red Bull a donc été modifiée. Sauf que les pleines pages de pub qui ont accompagné sa conquête de l'Hexagone n'en parlent pas du tout. Une démarche peu




